Un Allouagnais de 20 ans et un Bullygeois de 35 ans sont morts hier midi sur la rocade nord de Béthune, en face de l'IME Beaumarais. Les deux hommes, collègues au sein d'un concessionnaire beuvrygeois, allaient chercher une frite quand, à 13 h 30, le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule au passage à niveau de Beuvry, s'encastrant ensuite contre un arbre.
Ils travaillaient ensemble chez Negoce Ockaz, un concessionnaire automobile d'occasion installé route de Lens à Beuvry. Très choqués, leurs collègues de boulot l'ont confirmé aux enquêteurs de police, à 14 h 30, hier, sur les lieux de l'accident. Une heure plus tôt, les deux victimes étaient allées manger à la baraque à frites jouxtant l'usine Bridgestone. Ils ne sont jamais arrivés à destination.
À 500 mètres de là, au passage à niveau de Beuvry, le conducteur du 4x4 Mercedes qu'ils avaient emprunté au garage aurait perdu le contrôle. Le véhicule serait ensuite sorti de la chaussée, aurait touché la voiture circulant devant elle - sans conséquence -, aurait traversé la voie et multiplié les tonneaux jusqu'à l'arbre sur lequel il s'est écrasé à 200 mètres du passage à niveau. Le choc a été fatal. Les deux hommes sont morts sur le coup. L'état du véhicule et les débris découverts à 50 mètres à la ronde ont notamment témoigné de la violence de la collision.
Vingt et 35 ans
Les victimes étaient originaires d'Allouagne et de Bully-les-Mines. Ils avaient 20 et 35 ans. Le Bullygeois, qui était aussi le plus vieux des deux, conduisait.
Aujourd'hui, les enquêteurs de Béthune retourneront sur place pour connaître l'allure du véhicule à partir des nombreuses traces de freinage laissées sur la chaussée. Ils détermineront ainsi si la vitesse est la cause de l'accident.
Au même endroit hier, il a fallu près d'une heure et demie aux sapeurs-pompiers de Béthune, placés sous les ordres du commandant arrageois Kozak, pour dégager le corps des victimes coincé dans un véhicule dont l'état de 4x4 était difficilement reconnaissable. À son arrivée sur place, le SMUR de Béthune n'a pu que faire le triste constat de deux décès supplémentaires sur les routes.